Dans les arts martiaux japonais traditionnels, l'iaido est la pratique consistant à être pleinement conscient de son environnement tout en étant capable de dégainer rapidement son sabre en réponse à une attaque imminente.
Origines de l'iaido
Depuis les premiers jours du Japon féodal, les guerriers samouraïs ont mis l'accent sur le maintien d'un état de vigilance élevé à tout moment. Si un samouraï baissait sa garde, il devenait plus vulnérable aux attaques. En encourageant et en pratiquant l'iaido, les guerriers samouraïs amélioraient leur état de conscience tout en perfectionnant leur capacité à se défendre et à contrer les attaques.
Le terme « iaido », cependant, n'est apparu qu'au début des années 1930. Les historiens continuent de débattre de ses véritables origines, bien que l'une des théories les plus plausibles soit que l'iaido provienne de l'expression « Tsune ni ite, kyū ni awasu », qui se traduit par « être constamment préparé et capable de faire face à l'opposition immédiatement ». La première partie du mot (iai) se concentre sur l'état psychologique de vigilance, tandis que la seconde partie (do) met l'accent sur la capacité à dégainer le sabre en réponse à une attaque potentielle.
But de l'iaido
Le but de l'iaido n'est pas l'escrime ou le combat actif, mais plutôt la capacité à maintenir un état de vigilance élevé et à dégainer rapidement son sabre en réponse à une menace. Les pratiquants d'arts martiaux japonais reconnaissent qu'un sabre n'est utile pour repousser les menaces que si vous pouvez le dégainer en temps opportun. Plus il faut de temps pour sortir son sabre, plus le risque d'une attaque critique portée par l'ennemi adverse est grand.
Bien qu'il existe des exceptions, l'iaido est généralement pratiqué en solo, sans adversaire humain. Le pratiquant peut cependant engager un ou plusieurs adversaires imaginaires lorsqu'il pratique l'iaido. Pour cette raison, l'iaido est classé comme une forme d'art martial sans combat.
L'iaido implique souvent la technique de dégainer le sabre connue sous le nom de seiza, qui consiste à sortir le sabre depuis une position assise. Dans cette technique, le pratiquant s'agenouille sur le sol et replie une jambe sous la cuisse de l'autre. À partir de là, le pratiquant doit saisir et dégainer son sabre aussi rapidement que possible.
Organisations d'iaido
Il existe plusieurs organisations qui enseignent l'iaido, dont les suivantes :
Parmi ces organisations, la FIK est le plus grand et le plus notable promoteur de l'iaido.
Le rôle réel du habaki, de la tsuba, du tsuka, du menuki, du fuchi, de la kashira et du saya, et comment choisir chacun d'eux lors de la conception d'un katana personnalisé. Illustré par des pièces de musée du Metropolitan Museum of Art.